Feuilllle, Itin'Errance et Natur'Ailes

correspondance et essais, partage et échange, effeuillage au quotidien, voyages et transhumance, nature et poésie...

15 juin 2007

Affabilités malsaines.

Affabilité malsaine...

Un rendez vous dans un centre de radiologie, un rendez vous médical comme un autre, pour mon fils, qui n’a pas 18ans, donc pas de permis de conduire encore, et une partie de mon rôle de mère consiste à le véhiculer jusqu’à la ville.

C’est une fin d’après-midi agréable pour quiconque n’attend pas dans une salle d’attente surchauffée.

Il avait un rendez-vous, évidemment, mais il n’est passé que trois quarts d’heure après.

J’ai vu avec colère deux personnes arrivées après nous, avoir leur heure officielle de rendez-vous derrière la sienne lui passer devant en toute sérénité ! Le droit d’octroi des personnes « suivies » dans ce petit cabinet de province sans doute,  alors que mon fils est venu ici simplement en dépannage, car Paris entre les examens du bac, ça fait vraiment loin et trop !

Bref… la rancœur bornée des provinces…

Nous nous sommes regardés, et n’avons pas protesté.

Durant son passage en cabinet, j’attends sagement debout dans une salle d’attente jouxtant la partie « accueil » du laboratoire. Il fait chaud, les grandes baies ne sont pas ouvertes, (pourquoi misère, mais pourquoi des fenêtres sempiternellement fermées quand il fait beau et chaud dans les lieux collectifs ! ????) et l’odeur est devenue au fil de la journée…  peu attrayante, dira t-on !

…Un effluve renfermé constitué de sueur, de pieds chauds, de peur de la maladie, de plaies et d’attente…

Je me déplace vers l’accueil, je n’étais du reste pas assise, (Pas assez de chaises). J’avais feuilleté un moment, accolée contre la grande baie du fond qui souriait de soleil, des revues insipides que j’avais rapidement reposées.

Je me dirige vers l’entrée, la porte, regarde dehors, je « vague » … j’attends vous comprenez ? Une radioscopie importante et ses mesures.

Je repasse devant le large bureau laqué aux téléphones et ordinateurs brillants blanc, je suis près de la fenêtre opposée, celle qui donne sur une petite cour intérieure agrémentée d’un gigantesque lilas qui je crois de par la couleur de l’écorce a fleuri rose ce printemps, (la saison florale est finie), puis je reste deux minutes à détailler les sculptures anciennes internes au patio, sur les étages médiévaux cachés de la grand-rue. Là, j’entends comme en flou les deux secrétaires chuchoter entre elles quelques paroles à propos de vernis rouge, liées à une ballade à Paris, je n’écoute vraiment pas, nous sommes seules toutes les trois dans cette vaste antichambre de paiements et de résultats de toutes sortes.

Je repars vers la porte, leurs paroles enfoncées de futilité m’agacent à ce moment.

La porte d’entrée, éloignée de trois mètres du bureau d’accueil, est fermée. J’y suis.

Je n’entends plus les dames blanches, mon regard erre sur le merisier bien taché de rouge situé juste en face. J’entrouvre discrètement un tout petit peu le baillant de gauche et je respire. J’entends les oiseaux.

J’attends. Je suis calme.

Une patiente est en train de réglet son examen au bureau ; deux autres ressortent des cabines et récupèrent leurs cartes vitales  devant les deux secrétaires  qui ne chuchotent plus.

Soudain, des pas feutrés glissent à mon côté.

Je n’ai rien entendu venir, et sursaute lorsqu’on me demande à voix haute (Mince ! que c’est sonore ce couloir !) :

« - Et la p’tite dame là elle veut quoi ? » le ton est à peine poli…

Je suis respectueuse, la  p’tite dame répond courtoisement :

« -J’attends mon fils qui est en train de passer une radio. »

Il me demande nos noms, je lui dis.

« -Oh mais allez vous asseoir, il ne faut pas rester debout comme cela ! »

J’ai envie de rétorquer que la p’tite dame en question est très bien debout et que de toute manière, il n’y a plus de chaises, mais bon… je suis d’un naturel affable et civilisé…

J’explique donc simplement et gentiment à ce grand monsieur vêtu d’une blouse de médecin qui relève si fort le menton pour mieux vous toiser (ou pour faire plus jeune ???) que je suis très bien ainsi.

Son ton révèle la pédance et son mépris, impossible de s’y tromper, il me méprise.

Il ajoute sentencieusement :

-« Oh mais ici c’est réservé à mes secrétaires et à moi-même seulement, vous ne pouvez pas rester car vous pourriez entendre des choses qui ne vous regardent pas ! » , dit-il bien fort en regardant en l’air.

Au même moment, il essaie de me prendre par les épaules pour me guider vers la salle d’attente je suppose.

Je ne goûte pas particulièrement ce genre de paternalisme odieux, surtout  de la part de gens que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam en plus !

Je suis médusée ! Mais je vous assure que ce grand ponte a eu la honte de voir que mes réflexes étaient particulièrement acérés quand il s’agit de me protéger d’intrusions que je qualifie de « sans-gêne ».

J’ai glissé souplement pour échapper à l’étreinte. Il a regardé vivement si les gens voyaient la scène de la porte entrebâillée de la salle d’attente. Il avait parlé fort et tout ce qui peut retenir l’attention et troubler une attente est bienvenu.

Je l’ai regardé bien en face, son regard fuyait à l’opposé, et ai lancé calmement :

« -mais c’est de la parano ! Je n’entends rien d’ici et puisque c’est cela je préfère attendre dehors ! De plus il y a plein de monde là! »

Médusé à son tour que j’ai « osé le contrarier », de geste et de paroles, et devant les sourires idiots et énamourés des secrétaires et celui un peu plus intelligent des patients (juste mot J ) il est reparti de suite dans son antre sacro-sainte, le menton toujours relevé, vexé dans sa superbe, à n’en pas douter.

…Je me gave des merises qui pendent à l’extérieur du jardin d’en face… elles sont acidulées à souhait…c’est confit de soleil et plein de jus, frais à l’intérieur et ça fait « scrouitch » quand on croque. Hummmm…

…Mon fils m’appelle.

« -Mam ? Tu as récupéré ma carte vitale ? stp ?

   -Non on y va. »

Je repasse devant le bureau, et réclame la carte et la radio, mon fils n’a visiblement pas envie de le faire.

Les deux dames m’observent, je les sens incommodées par « l’évènement ».

Elle sont légèrement agressive et me demande le dossier complet de mon fils, à quoi je leur rétorque qu’il est ici pour une seule radio, qu’il est suivi ailleurs et que cela ne les concerne plus.

Je réclame la carte, Thibaud est pris à cent pour cent à la sécurité sociale, aucun échange d’argent donc.

Cela semble les frustrer.

Je réclame l’examen aussi bien sur.

Réponse :

« -Et bien le médecin n’a pas eu le temps de calculer les mesures, donc il faudra revenir les chercher après le week-end. »

J’explique un peu à mon fils ce qu’il s’est passé, ses yeux sont interrogatifs, ce n’est rien mais il se demande visiblement « ce qui cloche ». Il est surpris du ton, du « problème » que cela semble soulever aux deux femmes.

J’acquiesce aimablement, c’est normal, je sais que les mesures sont très particulières et qu’il faut un spécialiste. Je demande cependant une heure et un jour fixe pour cela, l’attente nous a pesé auparavant, et j’explique à ces dames que entre les examens du bac sur plusieurs jours, je n’ai pas trop de temps de faire des transports pour rien.

Une autre secrétaire, nettement plus âgée, arrive alors.

Elle me regarde droit dans les yeux elle. J’apprécie.

« -Mais madame, nous sommes toujours à l’heure ! »

Ah ça ! C’était de trop !

Mon fils a dit doucement aux trois :

« - Je ferais mes radios ailleurs dorénavant. »

Puis il est parti en récupérant sa carte, sans un regard derrière lui.

Définitif.

J’ai haussé un peu ma voix généralement fluette, et rappelé les heures de rendez-vous et les dépassages vécus plus d’une heure avant.

La vieille secrétaire m’a regardé un moment, il m’était impossible de savoir ce qu’elle mettait dans ses yeux.

J’ai admiré sincèrement son calme.

Elle s’est levée et m’a dit, doucement :

«-  Je vais voir cela avec le docteur, Madame. »

…Je sentais par sa voix le M majuscule dans sa phrase…

Je n'ai pas perçu le "d" identiquement...
Il y a des choses inexplicables par l'écriture...

Elle est revenue dix minutes ensuite, c’était assez long !

Je n’ai eu aucune difficulté par la suite pour récupérer à l'heure exacte les mesures de l’examen, au jour dit.

…Le soir, à table, je raconte à ma fille :

« Il y a toujours des gens qui aiment organiser leur pouvoir sur une façade… ils sont chiants et désagréables. C’est agaçant, c’est tout…»

…Mon fils me rappellera simplement qu’il fera désormais ses futurs examens là où il les passe habituellement.

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28 mai 2007

Photo_051ter

Les hirondelles ont à présent le vol sur de leurs parents... Sous la même poutre de la grange que l'année passée, cette fois je démarre le difficile travail de m'essayer au noir et blanc.

je trouve cela infiniment plus exigent que la couleur, qui apaise les petites imperfections de la photographe!

sourire à toutes et à tous.

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07 avril 2007

La basse-cour, première et deuxième parties.


 

Poussins de pâques et autres volatiles…

 

Voilà ! Ils sont là !

Trois oies et cinq canards pour noël, une petite trentaine de poussins mâles et femelles pour la viande et les œufs, et cela en vue de réactiver mon cheptel vieillissant.

Tous les trois ans, je re-métisse les races et les renouvelle pour obtenir une meilleure basse-cour, active, reproductrice et variée.

 

Première étape, prendre une poule déjà expérimentée en maternage et tenter de lui faire admettre quelques temps des petits « tout fait ».

Je place doucement cinq par cinq les petites boules duveteuses âgées de deux heures sous les ailes chaudes d’une maman d’accueil potentiel. (J’ai choisi celle-ci pour son caractère aimable et sa taille conséquente.) Leurs odeurs se mêlent mutuellement. Progressivement, Madame Poule gonfle ses plumes. Je l’amadoue en la sustentant de temps à autre de la bonne pâtée maison bien trempée travaillée pour les bébés.

 

Recette : du blé concassé dans un vieux moulin à café enrichi d’un vieil œuf battu, le tout bien poivré pour donner soif.(impératif l’eau)

J’y ajoute un reste de grains de pollen que je n’utiliserais jamais, un tas de déchets écrasés et surtout beaucoup d’eau de pluie. Bref, le tout forme une purée, hideuse et tiédasse, ce qui ne manquera pas de paraître appétissant à mes ouailles.

 

Pour les oisons j’y ajoute de la salade et de l’herbe coupée.

 

J’en ai préparé presque un kilo pour être nantie les deux premiers jours ; ensuite ils apprendront à picorer de minuscules graines de canaris éparpillées sur l’herbe du jardin.

Puis... tout suivra petit à petit son cours naturel...

 

…Dans la jatte à pain dur trempé, bientôt les mouches viendront s’y reproduire et leur ponte de tendres petits vers blancs assurera un apport de protéines succulent et bienvenu.

 

 

Il faut se méfier des gallinacés : elles aiment la viande, ce sont des animaux qui n’acceptent pas facilement les arrivants : elles les attaquent en groupe et les dévorent vivant.

Ici, la poule est séparée du groupe, mais je sais qu’elle peut d’un instant à l’autre piquer au cou les petits et les secouer jusqu’à les tuer.

Je reste constamment auprès de la couvée, vigilante et observant le moindre signe de rejet.

Lorsque les poussins semblent imprégnés et bien réchauffés -une mère naturelle se serait arrachée les plumes intérieures des ailes et des flancs pour faire office de bouillotte avec la peau-, je dispose une coupe d’eau fraîche sur le fond de la cage (anciennement celle des écureuils, lire épisode précédent !) et adjoint une écuelle de pâtée sur le côté.

 

 

Ce à quoi je voulais arriver se passe : la poule montre la méthode du picorage et les minuscules volaillons s’empressent de suivre l’exemple.

Elle accepte de les réchauffer encore quelques temps après ce premier repas, puis, imprévisiblement, son courroux éclate férocement sur un des poussins qu’elle pince violemment et envoie valser sur un des murs de la cage. Horrifiée, je vois l’oiseau mort et sanglant. Je m’empresse de la rapatrier dans son groupe, toute caquetante de colère, fougueuse et véhémente. Je retourne avec un peu d’exaspération vers la marmaille affolée et piaillante dont il va falloir assurer désormais seule la prime existence.

 

Elle a travaillé durant plusieurs heures.

Faut dire… qui accepterait une trentaine d’enfant en nourriciat imposé à part une poule ?

Bien. Finalement, le travail le plus important est fait, et du reste, il faudra s’en contenter.

 

 

 

Beaux jours :

Il fait si beau que je libère mes petites bêtes à chaque soleil bien chaud Je m’amuse et me régale à les voir brouter et s’ébattre, tout en les surveillant (les chats, les pièges du jardin…)

 

Petit problème :

-les oisons s’entendent avec les canards mais attaquent les poussins.

-Les canards recherchent instinctivement la compagnie des oisons plus grands qu’eux.

-Les poussins se plaisent avec les canetons, qui les réchauffent volontiers.

 -les canards au naturel affable et tranquille, s’entendent avec tous.

 

Bon ! Je résous cela arbitrairement : d’un côté les palmes, de l’autre les « gratteurs ».

J’enferme alternativement les poussins pour les protéger des oisons tandis que je sors ces derniers avec les canetons ; qui se reconnaissent en fin de compte de la même espèce.

 

Des Bêtes et des Humains Basse cour deuxième partie

Au bout de cinq jours, je programme des nettoyages en règle chez mes volailles

Je passe trois bonnes heures à brosser à l’aide d’une brosse à dents souple les pennages des poussins, figés par des tâches de pâtée durcie , j’aère et je lisse les plumes naissantes, car mes petites horreurs sont capables de se manger jusqu’au sang et de se blesser mutuellement s’ils repèrent sur un dos un semblant de pâtée..

Décoller les duvets et petites plumes est indispensable car, au contraire des canetons et oisons qui se lissent et se nettoient depuis tout petits, eux ne se lavent pas encore seuls.

Je n’ai aucun antibiotique et bien qu’ayant prévu des pertes inévitables sur le nombre final, je tiens à les limiter

 

Mes oisons du même âge régentent la marmaille palmée, c’est indéniable

Ils broutent le trèfle, le pissenlit, se régalent des fleurs et de cerfeuil, même mon thym y passe. Il ne faut cependant pas exagérer ma tolérance ; mes plants sont préservés à divers endroits du terrain, mais tout de même !

Un caneton déjà dodu s’aventure devant un vermisseau tortillant et recule, effarouché.

Mais le bec intéressé se rapproche et soudain, perdant toute timidité, le caneton s’en empare et déguste maladroitement ce plat de choix. Puis stoïquement et dandinant, il se dirige vers la coupe d’eau pour se rincer la tête.

 

Arf ! Pardon Jacqueline ! Ton magnifique et démesuré cendrier de cristal (que tu m’as donné lorsque tu as stoppé le tabac) trône au beau milieu de ma pelouse, étincelant et crépitant d’éclairs de soleil. Il a l’avantage d’être stable et solide, et ne se renverse pas. Et je t’assure qu’il fait bon effet ; de sa lumière irradiante émane des flèches qui m’ironisent les yeux…

 

Apres leur premier bain, je joue à la coiffeuse avec les canards que je sèche au séchoir a cheveux (ça sert seulement à cela ce truc là chez moi.) je les ébouriffe tendrement et leurs yeux se ferment de plaisir ; puis, doux et reposés, ils retournent tous dans l’herbe tiédie de soleil.

 

 

Mon regard reste concentré tandis que ma pensée se ramifie à voir le groupe palmé s’ébattre sur l’herbe du jardin de devant.

…Je vois ce bébé oie gris plein de fierté du désir de commandement.

Il se dresse et s’étire en hauteur le plus possible, ses petits moignons d’ailes encore en duvet voletant nerveusement et la tête étendue vers le ciel, bec dressé, port altier.

Il est le maître des oies et des canards.

Ce doit être un jars…

Il mène tambour battant sa petite troupe et n’hésite pas à pincer les récalcitrants.

Je réalise que je dois laisser cet oison (que je baptise Monarque en moi même) commander et le laisse donc maltraiter un peu (du moins de mon opinion d’humaine) les autres.

J’étudie la différence d’attaque de bec entre ceux qu’il veut faire suivre et obéir, et ceux (les poussins) qu’il veut irrémédiablement chasser donc tuer. Le bec se fait moins piquant, l’injonction dans le mouvement est moins agressif.

J’observe néanmoins que les canetons, tout en recherchant sa protection, et même s’ils ne se dérobent pas aux coups de bec, s’écartent de son passage.

 

Il faudra qu’ils se régentent seuls dans quelques jours…le règne de cet oison sera ma liberté.

 

…Les images de Rois damasquinés des vieux livres d’histoire me reviennent en filigrane, colorés et dorés, en même temps que l’odeur de craie et d'éponge mouillée des anciennes classes.

Ils portaient des couronnes. Naîssaient-ils toujours couronnés ? Je ne me souviens plus... Quelle hérédité !

 

Jadis, la couronne était aussi une pièce de monnaie ; ce non d’argent venait-il du dessin en effigie posée sur son or ? (Pourquoi n’apprend-on pas ce genre d’anecdote à l’école ?)

Est-ce ainsi qu’à débuté l’idée bien inscrite en notre société actuelle que l’argent était le vrai pouvoir ?

Ou l’a–ton simplement symbolisée ainsi, d’une figurine drastique et royal ?

 

Notre euro a failli être un écu. Ce devait faire trop monarchique pour une partie des pays concernés, républicains…

Nos vrais dirigeants sont très intelligents : ils réfléchissent et décortiquent les implications de leurs actes et édits avec contrôle.

L’euro regroupe bien plus de suffrage avec son concept induit de « grand peuple uni » et cela sans connotation directe économique ni religieuse….
 

…Je reprends le cours de mes contemplations sur les palmipèdes.

Les canetons barbotent dans la vieille poêle à paella immense et emplie d’eau, transformée en mini mare pour l’occasion. C’est un peu juste mais correct pour les premiers bains.

L’un des oisons se gratte un flan avec le rebord aigu du récipient.

C’est incroyable l’intelligence (primaire) des oies : elle savent utiliser un ustensile et s’y adapter.

 

Mais un homme approche…Cette grande masse vêtue de bleu sombre joue inconsciemment les épouvantails et terrorise mes volailles palmées.  Celles-ci se réfugient à mes pieds.

Ils me cancanent aussitôt leur peur et leur effroi.

 

Je connais leurs câlins et la façon de rassurer mes animaux : j’entoure leur bec de la main, délicatement, à la manière ferme et douce de la caresse, en pressions légères et précises.

 

…« Nous nous sommes compris, Oisons bébés : vous êtes les maîtres des Palmes, mais vous m’ordonnez le commandement de votre troupe envers les autres bipèdes… »

Tant de compréhension mutuelle m’effraie, comme à chaque fois dans ces circonstances.

Comment tuer pour manger ceux que l’on commence à aimer, à apprivoiser ?

Je n’ai ni l’esprit ni le sens du sacré ou de l’action sacrificatoire pour donner une raison à mon besoin tout prosaïque de repas futurs non traficotés et à peu prés bio.

L’atroce du vivant s’octroyant le droit de mort sur d’autres vivants me saisit régulièrement conjoncturellement.

Je ne tremble pourtant pas au dépeçage.


Comme c’est terrible d’aimer ses repas…

 

feuilllle.

 


Posté par feuilllle à 09:13 - Des bêtes et des humains. - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 mars 2007

Une semaine tranquille et routinière.

Jeudi, heure d’aube…

Il est étrange de s’éveiller dans le miroitement que donne le reflet spécifique de la neige au petit matin…la clarté froide cisèle les corolles pourpres de mes iris d’une fine sculpture hivernale et insolite en cette époque.

Tout est ouaté, calme, duveteux.

Les muscaris dodus, sombres à leur sommet floral, émergent d’une blancheur incongrue et sans tâche.

Les étoiles zébrées mauves pâles – des bulbes inconnus sauvés d’un ancien jardin parisien terrassé, penchent leur tête gracile alourdie de cristaux. (Je ne connais pas leur appellation scientifique)

Je ne vois plus une seule violette… les blanches, les parmes, les prunes, les presque roses, les violet foncé, les rouges, toutes sont emprisonnées sous le léger manteau poudreux.

Un hiver au goût acidulé de printemps, un printemps hivernal…les coccinelles et les gendarmes sortis trop tôt doivent être refroidis !

Je savais bien sûr que le temps ne tiendrait pas sa douceur à cette époque, les fourmis n’étaient pas sorties et ce signe est incontestable. Les bourgeons se trompent parfois, mais je n’ai jamais vu les fourmis aux prises avec les leurres du temps.

 

Le jardin est presque entièrement désherbé, et la semaine dernière, j’ai pu sarcler presque convenablement la multitude de plates bandes, qui ne sont ni plates car je jardine en terrain pentu, ni des bandes mais des espaces agencés au petit bonheur de mes envies. J’ai pu observer l’expansion de mes cyclamens et de mes jacinthes des bois, émergeant à peine mais vindicativement une pointe droite et feuillue.

 

Insensibles au gel, les poissons rustiques du petit bassin d’en haut continuent leur sempiternels cercles natatoires en toute sérénité. Un doux ciselé de frimas blanc et dentellé bâche l’eau obscure.

 

Le jour est lourd, il neige encore.

Les herbes pliées ou courbées se tassent sous sa masse, douce au toucher.

Le ciel restera bas toute la journée…

 

Samedi, heure d’aube…

Il fait froid et humide, mais pas de pluie, pas de neige, pas de grêle, comme la semaine dernière.

Je suis assise sur le rebord de ma fenêtre qui fait un siège idéal pour « copiner » avec l’abri des écureuils du Chili.

J’aime ce moment « café chaud-parka », quand tous dorment encore dans la maison. La faible lueur du matin sec mais glacé de ce jour me permet de voir la famille pelucheuse des petits rongeurs envahie des détritus de l’hiver.

Je nettoie la grande cage deux fois par an, car ils construisent des tunnels sous le foin et des branches (hachées menu par leur soin), des souterrains à plusieurs niveaux, et apprécient ne pas être dérangés dans leurs pénates.

Ils aiment vivre en « trois D » et grimper, mais ils dorment enfouis dans des petits terriers structurés, se rejoignant entre eux.

Leurs déchets (corporels, épluchures, coquilles imputrescibles, bogues etc.…) sont toujours apportés sur le sol, ce qui contribue à élever la température interne. Ils ajoutent des « couvertures » ou aèrent les coins à dormir selon le temps qu’il fait.

Au désespoir, je vois laVieille Mère, âgée de presque cinq ans, facilement reconnaissable à sa queue coupée lors d’un intermède agité avec la chatte, morte dans un coin de l’abri.

Ma gentille complice qui venait se loger sur ma main et me regardait avec des yeux si doux s’est retrouvée coincée entre la porte et le chambranle : elle était mal fermée, et je pense avec tristesse que j’aurais dû m’en rendre compte, car je connais le défaut de ce refuge que j’ai construit moi-même. Elle aurait pu vivre encore quelques temps ans cet accident…

Je me décide à tout nettoyer, dresser quelques nouvelles grosses branches (deux mètres minimum) pour que les futurs petits qui ne manqueront pas de venir puissent s’amuser à les écorcer et faire leurs dents.

 

Je gratte les souillures, parle doucement avec les membres du groupe qui, à l’affût sous un bout de bois ou sous une brique, reniflent et observent ; m’observent…

La vieille maman me manque déjà ; inconsciemment, le lève les yeux au plafond, là où je la voyais souvent , calme et immobile, le regard vigilant sur ma présence, se laissant caresser finement des oreilles au bas du dos gentiment.

Je sursaute ! Cette place que je pensais être un endroit choisi au hasard par la plus vieille maman est devenu le territoire d’une autre !

Je réalise que le groupe vit dans une organisation structurée et matriarcale, et que la surveillance se fait en toute logique dans l’endroit le plus approprié. Je suis sidérée.

J’en suis sure, cette femelle est devenue la nouvelle maîtresse des lieux.

Je n’avais jamais caressé que l’ancienne Matriarche, car il faut bien l’appeler maintenant ainsi. Je me décide à tenter une timide caresse sur le dos de la nouvelle, m’attendant à sa fuite habituelle.

Je suis surprise : elle se laisse faire et semble ne pas avoir peur.

Les autres se sont cachés, mais passent de temps en temps rapidement entre mon grattoir ou mes mains.

La dame émet un cri sifflement rapide, vient se poser sur une planchette assujettie au grillage, tout près de moi, à hauteur d’épaule.

Nous nous regardons.

Je ne sais pas ce qu’elle veut me faire comprendre. Je suis frustrée de cette incommunication, en même temps heureuse d’avoir une nouvelle compagne qui n’ait pas peur de m’approcher. Dubitative, je continue ma besogne, ramasse un des gros cylindres de carton fort qui traîne à terre pour le vider de ses saletés.

 

HOUCHE !

 

Cinq minuscules boules de poils bruns et tièdes sont passés sans peur du cylindre au sol, en traversant ma main, et courent rapidement se terrer dans leur gîte. Il n’y a aucune souillure dans le cylindre.

 

Cinq ! Déjà !

Ils ont entre quatre et six jours.

 

… Je dépose précautionneusement les noix et les cacahuètes, les noisettes et un restant de châtaignes, une pomme et de l’herbe fraîche. Des graines aussi…Du pissenlit, du thym. Du foin propre et de la paille dans un coin. Quelques violettes et quelques fleurs et bourgeons de pommier sauvage…

 

La nouvelle Matriarche est retournée sur son reposoir de surveillance…

 

Voilà. C’est fini. En septembre ou en octobre, je recommencerai. D’ici là, la nouvelle Matriarche aura su m’apprivoiser… Sourire…

 

 

 

Lundi, heure d’aube…

Deux hérons s’envolent de la pâture… Je respire un air humide d’embruns encore…Ces jours derniers, la cheminée a encore craqueté et postillonné des myriades d’étincelles dans son âtre.

La chaleur de ma cuisine ne m’empêchera jamais d’aller « sentir » chaque matin l’odeur du temps…

 

Les écharpes merveilleusement blanches des vapeurs de la Terre habillent de molleton insonorisant les petites collines des environs. L’acoustique est séquestrée entre les pans des petits vallons voisins.

Entre les fûts encore dégarnis, un soleil presque rouge, grandit par la vision basse que j’en ai à ce moment, parait frémir sous les vibrations de la lumière encore bleue.

C’est une image troublante qui change très perceptiblement à chaque seconde. J’observe que le brouillard reste épais et dense, deux grandes heures.

Quelque part, un effluve incongru de violette émèche la brume et mon sens olfactif…

 

Lorsque tout s’illumine et que le soleil devient brillant et chaud, s’éclatant dans un ciel bleu, bleu, bleu, je décide de partir la journée avec mes deux chiens. Ma gentille husky aux yeux de louve brillant rouge la nuit, et mon gentil bâtard un peu « foufou » à la truffe perpétuellement inquisitrice.

Plus de brume… pas de nuages…pas de vent…

Une simple tiédeur bienfaisante et tonique qui annonce le prochain recul définitif de l’hiver.

…Les fourmis ne sont pas encore sorties.

 

Je marche entre forêt et prairie, je grimpe plutôt un des nombreux layons qui sillonnent le coin. Je suis à 4 km de chez moi, distance vol d’oiseau. J’ai garé ma voiture entre deux champs, plus bas, pris ma veste et mon sac de promenade, et hop les Chiens !

De toutes leurs pattes coussinées de noir, ils galopent et me distancent rapidement. Je prend le temps de voir les papillons jaunes ou bruns voleter entre les pervenches et les coucous, les pâquerettes et les violettes.

Dans le bois les anémones blanches et les tiges encore vertes des jacinthes sauvages foisonnent.

Un gros bourdon fauve clair butine une corolle ouverte de fleur d’églantier. Sur de très jeunes épineux, un groupe de coccinelles prend le soleil sur leur carapaces

Certaines copulent, deux par deux. Je coupe au travers d’un bois clair et symphonique, je veux atteindre le sommet de ce vallon.

A la mi-journée, j’ai déjà les bras chargés de bouquets de ramilles bourgeonnantes, de pieds de fleurs, de mousses humides, et je dois entrelacer avec des lianes de chèvrefeuille les branches fleuries de pommiers sauvages pour les porter plus à l’aise. Mon sac est plein.

De temps à autre je siffle mes Toutous pour vérifier leur présence. Je les sais fugueur au printemps…C’est ainsi que je me retrouve parfois avec quelques chiots imprévus !

 

Je suis entre deux bois. Une mince pente d’herbe fine, chaude de lumière et de soleil les sépare Allongée sur le dos pour un relaxant répit, je cligne des yeux face à la clarté du ciel.

Les sons des bois me parviennent.

 

…Cri d’alarme ! Un faisan mâle passe en criaillant au dessus de la sente et vole en zébrant le ciel de sa longue queue mordorée. Mes chiens ont sans doute dérangé le nid, et la mère est sans doute restée pour le protéger. La couvée n’a aucune chance avec ma louve, je le sais bien. Son atavisme et son instinct ne résistent pas au besoin ancestral et indompté de prendre proie.

Je siffle, je les appelle…Rien de canin ne remue autour de moi.

Ils sont loin.

Je les piste au travers des halliers, les arbres à cet endroit sont serrés, et pas une fleur au sol ! Je dois traverser plus d’un km de bois dense même sans le touffu des feuilles, pour tenter de retrouver mes compagnons, au moins visuellement. Une multitude de branches et troncs morts entravent mes pas. Courbée en deux, par moment rampant presque, j’avance tout de même, péniblement, mais j’avance. Les branches sont si serrées, y compris vers le bas, que je ne vois pas très loin devant moi. Heureusement beaucoup sont mortes et cassantes.

… J’avais oublié ces crapahutages aventureux ! Je suis fortement griffée, mais je gagne un temps précieux sur la marge présumée qui nous distancie.

 

…J’ai passé l’après-midi à les poursuivre…je suis retournée plusieurs fois à la voiture et dans les endroits précis des pauses effectuées au hasard de la ballade.

J’ai le cœur gros, je m’inquiète, je sais que Belle la husky et Fritzou peuvent s’absenter plusieurs jours d’affilée, et les risques de ravages encourus sur les cheptels fermiers sont réels. Et puis il y a les routes, petites mais justement perfides, toutes en virages et peu populeuses, donc surprenantes.

Je peste.

 

Fin d’après-midi : je reviens une dernière fois au chemin de départ, par acquis de conscience, n’y croyant pas.

 

Mes Toutous sont là, air sage et queues frétillantes.

 

Ils sont essoufflés et ont soif, crottés des membres et mon terrible bâtard fauve est plein d’herbes accrochées sur son long pelage frisé.

Ma colère s’éteint immédiatement : chers bons chiens… finalement ils se sont bien amusés : nous avons joué aux gendarmes et aux voleurs, à cache-cache ou aux aventuriers…

C’est bien mes Braves : vous êtes restés ensembles.

Je peux enfin planter les racines prélevées là-haut.

 

…les Chiens ont bu, à satiété. Ils dorment.

La Matriarche des écureuils veille à l’endroit habituel.

 

 

La grive musicienne est là. Je m’essaie à quelques trilles, plus humaines qu’ornithologiques.

Elle répond en modulant des airs impossibles à transcrire, qui décochent dans le déclin du jour des éclats de bonheur strident.

Il fait encore bon…Ma cheminée est froide…ce soir je ferai une flambée qui adoucira le crépuscule.

 

 

Rappel :

 

*Je ne cautionne absolument pas le transfert des animaux d’autres pays chez nous, mais j’avoue que j’ai craqué lorsque des gens que je connaissais à peine m’ont présenté deux boules de poils pas plus grosses qu’un poing de bébé humain, en me disant d’un air contrit : (« -Euh vous les prenez ? On ne sait pas quoi en faire ! »)
Je sais je sais : je n’aurais jamais du accepter, mais il y a toujours un de mes enfants qui apparaît dans ces cas là, averti par un sixième sens, et qui m’oblige à lever mes réticences ; d’autant plus que le premier arrivé se dépêche d’en aviser l’autre.
Les enfants sont la plaie et le bonheur des parents, c’est bien connu. 

 

 

 

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02 mars 2007

Voyage à Marseille

Voyage à Marseille

 

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Arbres de marseille, la nuit, vus de ma petite lorgnette numérique...


Il y a une chose que je peux dire !

Même s’il fait gris, dans le Sud, le ciel y déverse une lumière bleue !

 

Il y a presque trois semaines, lorsque je suis descendue du TGV à la gare Saint Charles, j’ai pourtant été estomaquée de voir un ciel lavé de tout nuage, j’ai dû ôter ma cape pour ne garder que ma veste ; il était près de midi et le temps était plus que printanier. La douceur de l’air ambiant m’a surprise car à la mi-février, je ne m’attendais pas à une telle différence climatique d’avec la Normandie.

Si mon premier regard est pour le ciel, le deuxième s’accroche à mon environnement immédiat.

Un grand lion statufié garde avec vigilance les escaliers aux accents chantant. Une partie de la Ville s’étend et se ramifie au-delà. Elle est encore pleine de mystères pour moi.

 

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La légèreté du climat, l’immensité du ciel, surtout ce jour là, m’envoûte littéralement.

Il est vrai que je ne connaissais du Sud que les mois étésiens…le travail a ses obligations.

Des friselis floraux rosés coiffent certains arbres, chez moi cela commence seulement maintenant. Presque un mois de décalage ! la France est merveilleuse : plusieurs climats, campagne montagnes mers et océans, flores et faunes diverses, passé historique et architectural flamboyants, patois et accents encore existants, des dizaines d’ethnies disparates, un petit univers terrestre spécial.

 

Sur l’écorce de l’arbre nu planté devant le portail de l’appartement de mon amie, (d’anciens ateliers de sucre transformés en lofts, j’imagine les ânes gravissant le chemin montant aux étages, transformé à présent par des escaliers) je dépose doucement une coccinelle marchant à petites pattes sur le bitume.

 

J’observe les grands bâtiments magnifiques, les balcons présentant gaiement leurs fleurs ou leur linges colorés qui sèchent, les vieux portiques sculptés…

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J’essaie de trouver un charme à cette ville, de toutes mes forces, mais je suis restée « scotchée » au premier abord par ses effluves et son désordre, par sa saleté aussi. Il faut me pardonner, je n’ai pas l’habitude. Je n’ai jamais vu une ville si mal tenue, je le jure. Alors je lève les yeux, remarque le ciel superbe clairsemé de mouettes et de goélands, constate au fil des jours la vivacité avec laquelle le temps change pour toujours redevenir tiède, son architecture et ses portes cochères superbes, et puis m’attache à la gentillesse des gens, tant de nationalités diverses qui sourient et accueillent chaleureusement !

 

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Marseille est un pays dans un pays : un territoire recevant des familles de tous horizons, installées depuis une ou deux, voir plus, générations ; chacun apparemment s’y sens chez soi, et c’est ce mélange cosmopolite qui me plait. C’est une enclave colorée et robuste faite de mélanges multiples et de fragrances épicées.

En faisant les courses, j’apprécie à sa juste valeur la générosité des marchands qui « font goûter » leur pays, pour peu que vous intéressiez à eux et à leur histoire.

J’ai un superbe souvenir de café Arménien chez un couple presque inconnu.

Des sourires Grecs à ceux des Maghrébins, je trouverais toujours une réponse…

 

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Tous ces gens ont un sourire ancestral à la place du cœur, authentique et inné.

Comment peut-on vivre si timidement dans le Nord de la France ?

Oh ! Les gens du Nord sont chaleureux et accueillants aussi, c’est très connu, mais si réservés…La barrière de la connaissance n’effraie pas le Sud. C’est un mode de vie, certainement dû autant au soleil (sa chaleur doit descendre directement dans l’âme) qu’au passé éclectique de chacun : en effet, le sourire est bien l’unique expression physionomique de la communication importante pour s’entendre, surtout quand tant de langues et de cultures sont différentes. Le sourire est universel.

 

Les jours se sont écoulés rapidement, sans jamais se ressembler, entre Ville et Amis, visites et retrouvailles : les pamplemousses et les citrons du jardin de Jeff (Hum ! ses confitures d’abricots !!!), le couscous et le micocoulier de Romain, les sourires de Romane, la tendresse de martine, Berni et le vieux port (les animations de fin d’après-midi …), Maïté et Myriam et leur doux vin couleur de miel du Muscat de Mireval, Michèle à la mi-journée durant sa pause, Philippe « d’à côté »,  les rubans et la ratatouille de Réginelle, les voisins et voisines « coup de cœur », les plombiers incertains (faut pas être pressé !), Yannick et Nicolas dans leur magasin d’informatique (Place Jaurès) ,et toutes les petites boutiques sympathiques du Boulevard des Dames.

Et Thorgal, ce grand chien surprenant par sa taille et son intelligence, sa bonté et sa fidélité.

 

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…Je trouve tout de même parfois le temps d’avancer ma dernière "nouvelle".

 

Nos soirées se passent souvent dans une ambiance de fête. Un soir calme, je profite du « temps libre » vacancier pour faire vibrer le cristal ; je grave un verre pour mon jeune Ami banlieusard. J’ai choisi comme totem pour lui la licorne ailée. Cela va bien à son monde onirique et fantastique.

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Et puis, lors d’une ballade inopinée au cœur de la Ville, ce moment incongru :

« -Qu’est-ce que tu fais là ? »

Je me suis retournée, surprise par la plaisante tape sur l’épaule, pour voir…

« -Catherine ! Mais que fais-tu à Marseille !

 -Mais je suis chez moi ! Par contre, toi, non ! »

Nous avons ri ensembles, le plaisir insolite des retrouvailles après tant d’années de travail commun aux alentours de Paris !

…Elle y est encore, dans cet établissement en disfonctionnement perpétuel, morbide et inefficace, et cherche à le quitter, ce que j’ai fait il y a plusieurs années. Je n’aurais jamais cru qu’elle était née ici, nous n’en n’avions jamais parlé. Elle n’a plus d’accent depuis longtemps…

Comme quoi, les relations de travail sont bien souvent confinées au simple échange professionnel…

Faut-il le regretter ?

Nous avons parcouru ensembles le vieux port...

 

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 Je n’ai pas entendu de cigales, elles doivent avoir encore trop froid pour sortir ; Pagnol, qui a je crois séjourné un peu à Marseille, aurait bien ri s’il avait pu entendre l’espérance d’une normande : réentendre une stridulation, à cette époque ! Sourire…

 

Subjuguée par l’Hôtel-dieu, je n’ai pas  résisté à le contempler plusieurs minutes…

Il y aussi cette curiosité de « maison tournée » je crois qu’il s’agit de l’hôtel particulier De Cabre, 3 étages, une très ancienne maison de Marseille ; sans doute la plus vieille. (1535, style Louis XII et renaissance m’a-t-on appris).

Elle a dû être déplacée en 1954 et tournée de 90° pour rentrer dans l'alignement de la grand-Rue, m' informe Wikipédia.

J’ignore comment ils ont pu exécuter cette manœuvre étonnante, sans doute par un système de rails et de grues…mais il est courant d’entendre à Marseille que tout a été « pirouetté » d’un coup !

 

Joie ! La maison des bonbons !!!

 

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…Je m’ennuyais des arbres, du vert, je voulais voir l’eau aussi ; Marseille suit la côte, mais il n’est pas très pratique de distinguer la Méditerranée de la ville : il faut prendre un car jusqu’au Prado.

Un soir, nous y sommes allées à trois, les couleurs du ciel et de la mer s’arrangeaient pour nous présenter des tableaux dignes des plus beaux peintres. Je n’avais jamais vu en février des jades et des roses si précis. Le profil de l’archipel des îles de Frioul (If et son château, Ratonneau et Pomègues) dessinait sur l’horizon une silhouette de tortue, produisait un effet d’infini, les lumières de la ville et de la lune frissonnaient et se reflétaient sur une mer d’huile, oh ! Comme je comprends les Surréalistes !

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Le David, dont on me spécifie l’étrange et anecdote, me laisse froide. (Il parait que les étudiants chaque année lui peignent en rouge régulièrement …les testicules !)

Le Bateau Ivre tangue sur son roc ; il surveille galamment une plage presque déserte à cette heure et à cette saison.

 

Au loin, une grande Vierge d’or pointe de son dôme déjà bombé par la colline qui le supporte, en effilochant des bribes de nuage. La basilique Notre-Dame de la Garde, située à162 m d'altitude, au Sud est du Vieux Port, est surnommée «La Bonne Mère» et est considérée comme étant la Protectrice de la Ville.

 

Les arbres prenaient des allures de dentelles… la nuit...

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Je suis passée dans une ville que je ne connaissais pas, que je n’osais affronter, surtout suite à un souvenir très « embouteillé » d’il y a deux ans - une mauvaise traversée en quelque sorte, et que j’ai presque détesté à première vue.

Finalement, malgré les travaux causés par l’installation d’un tramway, la créations de parkings souterrains, le remplacement des canalisations d’eau obsolètes, et  divers ravalements de façades (ce n’est pas un luxe mais un respect pour les vieilles pierres je pense), et malgré la saleté (dommage…) de la Ville, je peux dire que je l’aime à présent !

Et bien sur, privilégiant l’amitié et les rencontres amicales aux visites touristiques, je suis loin d’avoir exploité toutes les magnificences de Marseille. Et c’est tant mieux, car j’y reviendrais dorénavant avec plaisir.

 

Il fallait juste que j’ose y vivre plusieurs jours. Comme ça, sans raison ! Car finalement, le meilleur est toujours dans le cœur.

 

 

…Près de ma cheminée, en écrivant tout ceci, je m’évade encore un peu vers ce minuscule coin du Sud tiède et chaleureux, composite et teinté de toutes les couleurs de peaux. J’y retournerai.

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Je suis heureuse de retrouver la maisonnée, les violettes sont belles, les jonquilles se dressent fièrement sur leurs tiges épaisses, j’ai vu une chouette planer lourdement au dessus de la pâture près de l’Epte cette nuit en rentrant. Les plumes de ses ailes traçaient un arc blanc laiteux sur la voûte étoilée.

La vieille souche commence à déployer tendrement des surgeons qui verdiront bientôt…

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Sourires à tous et à toutes...

feuilllle

texte et images protégés


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03 février 2007

poupées



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01 février 2007

cris habitats et noms des animaux.

exceptionnellement, une aide réclamée pour certains enfants!!!


NOMS, CRIS ET HABITATS DES ANIMAUX LES PLUS RENCONTRÉS. (En vrai ou en lecture/image)

 

 

ANIMAUX DOMESTIQUES (de compagnie)

Canaris (serins), bengalis etc.… gazouillent et dans une cage (ou volière).

Les perroquets jasent et habitent une cage (ou volière).

Les perruches jabotent, sifflent ou chantent en cage (ou volière).

Cochon d’inde (cobaye), rats et souris. Habitat : cage.

Le chat, la chatte et le chaton miaulent, et ronronnent ; Habitat : panier, coussin.

Le cheval ou étalon, et la jument hennissent. Le poulain ou la pouliche aussi. Habitat : écurie.

Le chien de chasse clabaude, crie ou clatit.

Le chien et la chienne aboient, clabaudent, grognent ou hurle « à la mort ». Le chiot jappe. Habitat : niche.

Le chien de traîneau est aussi un animal de trait.

Le hamster, les écureuils de Corée ou du Chili, en cage avec roues. Je crois qu'ils couinent.

Pigeon, pigeonne et pigeonneau roucoulent et vivent en pigeonnier.

Poissons exotiques. Habitat : aquarium. (Déconseiller le bocal trop étroit).

Le rat la rate et le raton couinent. Cage

La souris et le souriceau chicotent ou couinent. Cage.

 

ANIMAUX DE JARDIN

Grenouilles et crapauds coassent ; Les petits sont des têtards. (Ou crapelets pour les crapauds).

Le paon braille, criaille ; la paonne et le paonneau vivent dans les parcs et bois.(prononcer »pan », « pann », « pano »)

On rencontre aussi :

Couleuvres et couleuvreaux, et autres serpents.

Escargot ou colimaçon (patois : cagouille).

Insectes et arachnides (araignées) larves, chrysalides et cocons, chenilles et larves.

Orvets et autres lézards.

Petits rongeurs….

Tortues et hérissons.

 

ANIMAUX DOMESTIQUES (milieu rural).

 

L’âne, l’ânesse et l’ânon braient ; (bourriquet, bourrique et bourricot, baudet).

Le bardeau (ou bardot) et la bardote, le mulet ou la mule ont un cri entre le hennissement et le braiement. Pas de progéniture.

Le bouc et la chèvre chevrotent ; leurs enfants sont des cabris, chevrettes, chevreaux, biquets ou biquettes. Habitat : bergerie.

Le cheval (ou étalon) hennit, comme la jument et le poulain ou la pouliche. Ils dorment dans une écurie. On parle de membres pour cet animal, pas de pattes.

Le cochon (porc, verrat) et la truie (cochonne), grouinent, couinent et grognent ; les petits sont des cochonnets, des porcelets ou des gorets. Ils s’abritent dans une soue, une bauge ou une porcherie. (Nez : grouin)

Le lapin clapit, la lapine et le lapereau vivent avec lui dans un clapier. (Terrier en milieu sauvage).

Le mouton ou bélier bêle : la brebis met bas des agneaux, (agnelet ou agnelle) ; habitat : bergerie.

Mules et mulets : braiements ou hennissements, écurie.

Le taureau, ou bœuf (taureau castré) mugit, meugle, ou beugle. La femelle est la vache, les petits des veaux. (Ou génisse, taurillon). Ils vivent à l’étable. La crèche est leur mangeoire.

 -Le mouton peut servir à l’alimentation humaine et au travail des vêtements (laine) ; ovin.

-Vaches et taureaux sont des bovins.

-Les chèvres et bouquetins (chèvres sauvages des montagnes) sont des caprins.

-On utilise aussi les poils des chèvres et des lapins pour les vêtements (fourrures) et les poils du porc pour les pinceaux (soies).

-Boeufs, chevaux, ânes ou baudets, bardeaux et mulets sont encore utilisés dans certains endroits de la Terre en tant qu'animal de trait.

-Tout ce qui a rapport au cheval se dit équin.

-Produits alimentaires : œufs ; lait, donc beurre et fromages cuits ou crus.

-On voit de plus en plus en France des lamas (qui hennissent), des alpagas, et des autruches (le petit : autruchon).

 

Précision sur les ânes :

Ane + ânesse = ânon femelle ou mâle.

Ane + jument =mule ou mulet ;

Anesse + cheval =  bardot (ou bardeau) ou bardotte.

Les mules et mulets, bardots et bardotes sont des animaux hybrides et ne peuvent se reproduire.

Un zèbre peut se reproduire avec un âne.

 
La femme enfante, la vache vêle, la jument pouline.



OISEAUX.

Tous les oiseaux (oiselle, oisillon) couvent leurs œufs pour qu’ils éclosent. Habitat : nids.

Tous les petits sont des poussins et  pépient, sifflent, babillent, gazouillent et chantent.



OISEAUX DE BASSE-COUR (volaille).

Caille et cailleteau. Poulailler.

Le canard et la cane, leurs canardeaux, canettes ou canetons cancanent, canquettent ou nazillent, habitat : poulailler.

Jars, oie et oison jargonnent, cacardent, sifflent, criaillent ou cagnardent au poulailler. Mare obligatoire, palmes. (Oiseau palmé = besoin d’une mare).

Le coq chante ou coqueline ; la poule caquette, glousse. (Patois ? coclore ou coucasse). Ils vivent au poulailler, avec les poulets, poulettes et poussins qui piaulent, pépient ou piaillent. Le chapon est un jeune coq castré.

Dindon, dinde et dindonneau glougloutent et gloussent au poulailler.

Pigeon pigeonne et pigeonneau  roucoulent ou caracoulent ; habitat pigeonnier.

Pintade et pintadeau : poulailler. Elle cacabe ou criaille.



OISEAUX LIBRES DIURNES (du jour).
Nids dans les arbres, au creux des herbes, sur ou sous les toits, en falaises ou corniches.

L’aigle (mâle et femelle) et l’aiglon dorment juchés sur une aire. Il glatit.

L’albatros piaule.

L’alouette, (mâle ou femelle) grisolle, turlute ou triller (patois ? ou tire-lire ou tirelie).

La bécasse et la bécassine croulent.

La buse piaute.

La caille, avec son cailleteau, carcaille, courcaille, margaude, margote, margotte, ou pituite.

Cigogne (mâle et femelle), cigogneaux. Les cigognes craquettent, claquettent, craquent ou glottorent.

Le corbeau ou le choucas croassent. Les petits sont des corbillats (patois ? corbillots).

La corneille craille ou graille. On dit parfois grasseye. Son petit est un corneillard.

Le coucou coucoule ou coucoue.

Le cygne (mâle et femelle) trompette. ; Son habitat est toujours près des lacs, (Oiseau palmé).

L’épervier piaille.

L’étourneau jase.

Le faisan et la faisane criaillent, ou piaillent ; ils ont des faisandeaux.

Le faucon crie, mais la femelle a un cri plus rauque et moins aigu que le mâle, appelé aussi tiercelet. Habitat : corniches et falaises.

La fauvette zinzinule comme la mésange.

Le geai cajole.

La gelinotte glousse.

La grive babille.

Le goéland pleure.

Les grues ont les mêmes cris que les cigognes.

Le héron hue.

L’hirondelle (aronde) gazouille, trisse (patois ? truisette ou tridule)  ses petits oisillons sont des hirondeaux.

La huppe pupule.

Le merle et la merlette sifflent, appellent, babillent, flûtent ou chantent.

La mésange et la fauvette (mâles et femelles) zinzinulent.

Le moineau (mâle ou femelle) pépie, chuchete ou chuchote. Les petits sont des moinillons.

La mouette crie. Rivages, falaises.

La perdrix cacabe.

La pie jase ou jacasse.

Le pigeon ou ramier, la tourterelle, roucoulent ou caracoulent.

Le pinson et la femelle pinson sifflent, ramagent (ou fringottent ; patois ?).

Le pivert picasse. (Patois ? peupleute)

Le rossignol chante, gringotte ou rossignole.

La tourterelle et son tourtereau roucoulent, ramagent ou gémissent (ou caracoulent) dans un colombier.



OISEAUX LIBRES NOCTURNES (de la nuit)

 Nids dans les arbres, dans des habitations tranquilles élevées, ou anfractuosités.

La chouette hue, frouère ou chuinte. (Patois ? hioque).

La hulotte hue, hôle ou lamente.

Le hibou hulule ou ulule, hue ou tutute. (Patois ? bouboule).

 

ANIMAUX SAUVAGES

La belette et le beletteau. (patois ?)

La chauve-souris grince (animal nocturne).

Le blaireau, la blairelle et le blairotin. Terrier.

Le bouquetin, la chèvre. (Montagne).

Le cerf et la biche, leur faon brament, rait ou rée, ou râle.

Le chacal jappe.

Le chevreuil et la   chevrette habitent taillis et fourrés des bois avec leur Faon, chevrotin ou chevrillard.

Le daim et la daine et leur faon (ou brocard quand un peu plus grand) réent, raient, ou brament.

Ecureuil, habitat : trou d’arbre.

La fouine et sa cousine la martre couinent.Terrier.

Le lièvre, la hase, le levraut habitent un terrier ; il vagîssent.

Le loup, la louve, le louveteau, hurlent ; habitat : l’antre ou le repaire.

La marmotte siffle aussi.

L‘ ours, l’ourse, l’ourson ; la tanière (grotte ou caverne) Ils grognent ou grondent.

Le raton laveur, le rat musqué, le mulot, la taupe, rongeurs : habitat : terrier.

Le renard, la renarde, les renardeaux glapissent. Habitat : renardière.

Le sanglier, la laie, les marcassins. Habitat : la bauge (fourrés ou garrigues). Il aime se vautrer dans des endroits boueux nommés les souilles. Il grogne ou grommelle. (nez : hure)

Le serpent siffle avec ses serpenteaux dans leur repaire.

Les rongeurs se construisent des galeries, des petits terriers ou nichent dans des trous. Ils couinent.

 

INSECTES

L’abeille bourdonne, elle vit en ruche.

Le bombyx a pour petits les vers à soie.

La cigale craquette.

Le criquet stridule.

Le grillon grésille ou craquette.

La guêpe et le bourdon bourdonnent.

La mouche vrombit (bzz zzz) ou bourdonne ; ses larves sont utilisées comme vers à pêche.

La sauterelle stridule.

 On rencontre aussi :

Papillon, libellules, coléoptères.

 

ANIMAUX DES ZOOS OU AUTRES PAYS

L’autruche, l’autruchonne et l’autruchon.

Le bison, la bisonne et leur veau grognent.

Le buffle la bufflonne ou bufflesse souffle, beuglent, mugissent ou soufflent. Les petits sont nommés bufflons ou buffletins.

Le chameau, la chamelle et le chamelon blatèrent.

Le crocodile pleure ou vagit (patois ? ancoule).

Le dromadaire aussi.

L’éléphant, l’éléphante et l’éléphanteau barètent ou barrissent.

La girafe et son girafon mugit ou bèle, mais rarement.

Le gorille met bas un gorillon.

L’hippopotame grogne.

La hyène ricane ou hurle.

Le lion, la lionne et le lionceau rugissent.

La panthère rugit

Le rhinocéros, la rhinocère et le rhinocéron barètent et barrissent.

Le singe et la guenon hurlent ou crient.

Le tigre et la tigresse rauquent et feulent dans leur repaire.

Le zèbre hennit.

Je ne connais pas le nom des habitats de ces animaux au naturel.

 

ANIMAUX AQUATIQUES

Mers et océans :

Baleine et baleineau.

Le dauphin siffle.

L’otarie bêle grogne ou rugit.

Le phoque également.

Le pingouin jabote.

 

Lacs et rivières :

L’anguille ; ses petits sont des civelles.

Le brochet a des  brochetons.

La carpe, des carpeaux.

La loutre siffle, son petit s’appelle un loutron ; habitat : la catiche.

Salamandres et tritons. Mares.

 

ANIMAUX FABULEUX

Basilic, Centaure, Cerbère, Cyclope, Dragon, Griffon, Harpie, Licorne ou Unicorne, Minotaure, Pégase, Phoenix, Serre, Sirène et Triton, Sphinx.

ANIMAUX DISPARUS

Dinosaures, et autres races éteintes.

 

QUELQUES MOTS DE VOCABULAIRE

-aviculaire : qui se nourrit d’oiseaux.

-lorsqu’un oiseau s’envole sur une branche pour dormir, on dit qu’il se juche.

-l’art de la divination par le vol ou le chant des oiseaux s’appelle l’ornithomancie.

-cynégétique veut dire relatif à la chasse

-un héronnier est un oiseau dressé pour chasser le héron.

 

 

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29 janvier 2007

Les Encres de la Terre.

 

Le héron cendré se tait.

Le marais est vague encore sous les brumes humides et sent la mousse.

Mon petit appareil photo bien en main, je m’approche presque en pataugeant dans les boues ramollies, par contre mes pas crissent de temps en temps lorsqu’ils déplacent les tiges des anciens joncs et roseaux un peu gelés.

C’est l’heure de l’après aube, un moment moite et frais que j’adore, sans vent.

Une corneille croasse et son cri me fait sursauter.

Vêtue bien chaudement, j’attends paisiblement, à califourchon sur la vieille souche, que la lumière vienne illuminer sans bruit le vieux saule trumeau, que le pâle soleil hivernal précise les contours des feuillages et que les signes vibrants des rares insectes et des oiseaux s’élèvent dans le jour…

Å  cette heure et en cette saison, dans ce lieu, tout bruit est inhumain. C’est un des instants magiques que la nature nous octroie quelquefois, une sensation de plénitude absolue, un bien-être contemplatif et fondamental.

Peut-être certains y sentent un dieu, une entité extra-ordinaire, là où je n’imagine rien ; mais un rien construit et empli d’un amas de pensées bienfaisantes ou positives, équilibrées de ses contraires, réunies en ondes spécifiques qui planerait ou se ramifierait dans l’espace, se frôleraient, s’amalgameraient peut-être…

Des pensées humaines qui auraient fabriqué l’idée ou l’image – ou l’existence – du sacré  concept « mi dieu mi diable », par admiration de la Vie, par effroi de sa Mort ;

 

Et par peur de sa petitesse, de l’inconnu, du Bien qui finalement ne se repère qu’avec le Mal ;

Par crainte enfin de sa force réelle, potentielle et avérée, qui lui demande tant d’efforts,  pour rester bienveillante, créative et efficace, ou pour y parvenir…

 

…J’ai laissé passer la lumière.

Les superbes moignons de l’Arbre m’attireront encore et encore, jusqu’à ce que je puisse inscrire ses merveilleuses écorces échancrées de toutes les Encres de la Terre sur les lignes de la plus vaste de toutes les bibliothèques humaines.   

feuilllle, texte protégé.
sourires à tous et à toutes.

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23 janvier 2007

Arbore et Sens

Pour une Amie Peintre.

 

Arbore et Sens

Un arbre des collines S'offre au jour nuageux.
La lumière enlumine Ses feuilles de reflets :
Elles massent leurs ombres Dans une aube gonflée ;
Leur nuances font nombre, le nombre fait un jeu.

Sont-ce tes yeux d'amande Qui plissent ainsi l'écorce
l
Du tronc d'arbre et quémandent En tons ocres des forces ?
Les branches  qui se tendent En bouquets verts feuillus
Volent l'air et transcendent des mouvements ténus.

Elle plante son âme, Sait taire l'émotion...
Chuchotement de femme Qui cache ses passions...
Une envie de verdure échappée de ses doigts

Et voici la peinture Accrochée à l'endroit
Où le soleil murmure Au raz de ses racines
Un parfum  d'aventure Que
la Dame dessine.

 

feuilllle
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20 janvier 2007

Forêts

 

ARBRES

c'est l'hiver, l'atmosphère "pique " un peu, mais il fait bleu là-haut...

Forêt de Lyons, j'aime te humer et te sentir crisser doucement sous mes pas libérés de toute direction. En toutes saisons.

Mais l'hiver est moins démonstratif dans ses bruits, plus ouaté même sans tapis de neige, plus profondément ancré dans notre inconscient, génétiquement et ancestralement,  comme un bastion de silence et de profonde quiétude.

Lyons-la-forêt est une hêtraie... Ses arbres s'étirent haut vers le ciel, s'empressent de former une canopée dense et épaisse l'été, son odeur est musquée et riche. C'est un des plus beau joyaux du Vexin Normand.

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France ; nos forêts :

La superficie forestière de la France (métropole) est actuellement de15300000 ha, pour une surface totale de 55000000ha.

Le taux de boisement est de 27,1%.

Ce taux observe une montée constante depuis quelques années. Les peupliers surtout sont de plus en plus nombreux.

 

Le plus grand massif forestier d’Europe, les Landes de Gascogne, constitue la plus grande forêt artificielle du monde.(3120 ha en 1991)

La forêt équatoriale française de Guyane couvre environ 8000000ha ; les Caraïbes, l’Océan Indien et

la Nouvelle Calédonie sont aussi de très importants lieux de biodiversité.

Ces chiffres ne comprennent apparemment pas tous les arbres champêtres dont l'impact écologique et paysager est important.

 

Répartition des essences* :

Pour les résineuses : 34%

- Pin maritime 12%

- Pin sylvestre 7%

- Sapin 7%

- Epicéa 3%

- Mélèze 1%

- Divers 4%

Pour les feuillus : 66%

- Chêne 34%

- Hêtre 12%

- Charme 8%

- Peuplier 1%

- Divers 11%

 

Toutes ces forêts appartiennent à l’État (forêts domaniales, 12%, 1 750000ha), aux collectivités publiques départementales ou communales (approximativement 19%, 2550000 ha.) ou aux propriétaires privé (69% pas loin de10 millions d'ha).

Sept parcs nationaux (4en montagne, 1sur une île, 1 en Guadeloupe, 1 en moyenne montagne) recouvrent environ 150000ha de forêts.

 

 

Un peu de poésie…

 

 

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*Les statistiques changent très vite, autant sur le nombre d’arbres que sur celui de certaines essences ; il est difficile de donner des des chiffres justes, très variables selon les provenances et les années, mais ils renseignent avec fiabilité tout de même.

Les liens utilisés sont inscrits ci-dessous, et j’ai également à ma disposition un simple fascicule édité par le ministère de l’agriculture, direction des forêts, office nationale des forêts, qui m'avait été offert il y a une dizaine d’années lors d’une visite scolaire.

« 16 arbres de nos forêts : ce qu’ils font, ce qu’on en fait ».

Je l’ai toujours gardé, car les images et descriptions sont simples et belles;

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hauteur : une quarantaine de mètres.

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Liens :

Sigles et abréviations officiels : http://www.agriculture.gouv.fr/spip/IMG/pdf/pbf_051006.pdf

Forêts, fonctions et ressources : http://www.europarl.europa.eu/workingpapers/agri/france-1_fr.htm#l3-1.1


Posté par feuilllle à 16:03 - Arbres. - Commentaires [23] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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